Histoire radicale

Par Armel Campagne

Le podcast qui va aux racines historiques des enjeux contemporains. Que penser des parallèles entre fascismes des années 1930 et extrêmes-droites contemporaines ? Comment expliquer l’irruption des Printemps arabes en 2011 ? Pourquoi les femmes occupent-elles une place subordonnée dans la division du travail contemporaine ? Comment rendre compte de l’apparition historique des inégalités de richesses ? En quoi l’émergence du capitalisme constitue-t-elle une rupture dans l’histoire humaine ? Pour répondre à ces questions et bien d’autres, dans Histoire radicale, chaque mois sur Spectre, nous irons avec nos invité·es aux racines historiques des enjeux contemporains : du fascisme et des extrêmes-droites, des inégalités et de l'État, du capitalisme et des crise écologiques, des révolutions et des mouvements révolutionnaires, des inégalités de genre et racistes, des empires et des violences de masse ou encore de l’économie marchande et du travail. Voir plus

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Crédits photo : Auteur inconnu, Barricade de quartier, Barcelone, 19 juillet 1936 (image libre de droits disponible ici, merci à Eric Coulaud et Myrtille des Giménologues).

Crédits musique : « Liluminati », une instrumentale de Nay.

Spectre – Histoire radicale
#5

Les anarchistes dans la Révolution russe (1917-1918)

Par Armel Campagne

Un épisode qui va aux racines du rôle et des choix des anarchistes dans la Révolution russe (1917-1918) à partir de l'ouvrage 1917. Les anarchistes, leur rôle, leurs choix (Editions d'Alternative Libertaire, 2017) de Pierre Chamechaude et de Guillaume Davranche - avec ce dernier, chercheur indépendant en histoire du mouvement ouvrier et de l'anarchisme. Voir plus

L’épisode comporte :

  • Une histoire du mouvement anarchiste et de ses diverses composantes en Russie, dans l’empire russe et au sein des diasporas russophones jusqu’en 1917 (1′) ;
  • Une analyse des succès croissants des thèses anarchistes auprès des ouvriers et des soldats de Petrograd à partir d’avril 1917, d’où une radicalisation concomittante des thèses léninistes (12′) ;
  • Une présentation du contexte politique, socio-économique et géopolitique d’avril-juillet 1917 (18′) ;
  • Une analyse des réponses anarcho-syndicalistes, menchéviks et bolchéviks face à la crise économique du printemps 1917 (21′) ;
  • Un tableau des contestations sociales ouvrières et paysannes au printemps 1917 (24′) ;
  • Une analyse des journées insurrectionnelles de juillet 1917, de leurs racines, des causes de leur échec, de leur répression, et du rôle des anarchistes (27′) ;
  • Une histoire de l’offensive contre-révolutionnaire de Kornilov d’août 1917, de son échec, des préparatifs du putsch d’octobre 1917 et du rôle des anarchistes en son sein (31′) ;
  • Un récit et une analyse du putsch d’octobre 1917 et de ses suites (36′) ;
  • Un tableau du mouvement anarchiste russe entre octobre 1917 et avril 1918 (44′) ;
  • Une analyse des divergences idéologiques et politiques entre anarchistes et bolchéviques après octobre 1917 (46′) ;
  • Une histoire de la répression bolchévique du mouvement anarchiste russe à partir d’avril 1918 (57′).

Autres publications de l’invité, respectivement comme auteur et comme coordinateur :

  • Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre, Paris/Montreuil, L’Insomniaque/Libertalia, 2014
  • Les anarchistes. Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, Paris, Editions de l’Atelier, 2015

On pourra également lire à ce sujet :

  • Paul Avrich, Les Anarchistes russes, Paris, Nada, 2017 [1967]
  • Marc Ferro, La Révolution de 1917, Paris, Albin Michel, 1997 [1975]
  • Alexandre Skirda, Les Anarchistes russes, les soviets et la révolution de 1917, Paris, Spartacus, 2017 [2000]
#4

Aux racines historiques du fascisme et du néo-fascisme

Par Armel Campagne

Plus que jamais d'actualité en raison du résultat historique de l'extrême-droite aux élections présidentielles françaises de 2022, un épisode de septembre 2019 qui va aux racines historiques du fascisme et du néo-fascisme autour de La possibilité du fascisme. France, la trajectoire du désastre (La Découverte, 2018) d’Ugo Palheta – avec l’auteur, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille et animateur du site Contretemps. Voir plus

L’épisode comporte :

Une définition provisoire et minimale du (néo)fascisme (2’) ;

Une discussion des définitions possibles du (néo)fascisme comme mouvement de masse, comme idéologie, comme régime et comme projet politique de régénération et d’unification du corps national par l’élimination des minorités ethno-raciales et des oppositions socio-politiques (4’) ;

Une critique de l’analyse du fascisme comme révolutionnaire (18’) ;

Une discussion de l’importance du contexte social, politique, économique, international et mémoriel dans l’histoire du (néo)fascisme (24’) ;

Une analyse du caractère opportuniste des (néo)fascistes en matière économique et religieuse, mais pas en matière identitaire (28’) ;

Une discussion des conditions de possibilité d’arrivée au pouvoir du fascisme en termes de crise d’hégémonie politique généralisée et de crise du capitalisme (35’) ;

Une analyse des milices (néo)fascistes comme se développant surtout lorsqu’il y a un fort mouvement ouvrier et une culture violente (43’) ;

Un rappel de l’importance des stratégies de respectabilisation du nazisme, du fascisme italien et du Front National (50’) ;

Un décryptage de l’illusion d’un rejet de l’antisémitisme au sein du Rassemblent National (55’) ;

Une discussion des parallèles possibles entre l’antisémitisme des années 1920-1930 en Allemagne et en France et l’islamophobie (57’) ;Une analyse du contexte actuel comme potentiellement pré-fasciste (58’) ;

Une analyse du « musulman » comme ennemi intérieur et extérieur des néo-fascistes des années 2010, pendant du « juif » des années 1930 (1h02’) ;

Une analyse de l’idéologie néo-fasciste et de sa vision des migrants et des financiers (juifs) comme partie prenante du même complot mondialiste, avec l’aide des élites et de l’extrême-gauche, menant à une dissolution de l’identité nationale (1’05’) ;

Un rappel de l’importance du caractère historiquement situé de chaque (néo)fascisme (1’06) ;

Une analyse du passage de compromis fordiste des années 1950-1960 au bloc national-racial comme base sociale de l’hégémonie politique des partis dominants (1’08) ;

Une conclusion au sujet des conditions de possibilités d’arrivée au pouvoir du Rassemblement National en France : un triomphe d’une alliance national-raciste et de l’illusion d’un dépassement des problèmes socio-économiques par une voie raciste aux dépens d’une alliance anti-hégémonique des subalternes et un ralliement des élites économiques à une solution néo-fasciste du fait du discrédit complet des partis traditionnels (1’14).

 

Les autres publications à ce sujet d’Ugo Palheta : https://ugopalheta.wordpress.com/

 

Une bibliographie sur l’histoire du fascisme : http://www.histoire-radicale.fr/2020/06/29/aux-racines-historiques-du-fascisme-et-du-neo-fascisme/

#3

Aux racines de l’extermination des Juifs et Juives en France (1940-1944)

Par Armel Campagne

À rebours des thèses pro-vichystes d’un Zemmour au sujet du prétendu « sauvetage des juifs français en échange du sacrifice des juifs étrangers », un épisode de septembre 2019 qui va aux racines de l’extermination des Juifs et Juives en France et des logiques antisémites, collaborationnistes et souverainistes de participation de l’Etat français à une entreprise génocidaire à partir de L’État contre les juifs. Vichy, les nazis et la persécution antisémite (Grasset, 2018) de Laurent Joly – avec l’auteur, historien, directeur de recherches au CNRS, également auteur de La falsification de l’Histoire. Éric Zemmour, l’extrême droite, Vichy et les juifs (Grasset, 2022). Voir plus

L’épisode comporte :

  • Une présentation générale de l’ouvrage (1′) ;
  • Une discussion des origines du statut des juifs de 1940, entre souverainisme, collaborationnisme et antisémitisme français d’extrême-droite (2′) ;
  • Une analyse des persécutions vichystes des juifs naturalisés, désignés comme « français de papier » (12′) ;
  • Une critique du prétendu « sauvetage des juifs français en échange du sacrifice des juifs étrangers » : aucun État souverain d’Europe n’a de toute façon livré ses citoyens juifs aux nazis, le maintien d’une souveraineté française aurait dû permettre une plus grande protection des juifs (surtout dans un territoire aussi vaste et avec des troupes d’occupations si peu nombreuses et avant tout vouées à la traque des résistants), il y avait une volonté préalable de Vichy de se débarrasser des juifs étrangers et des naturalisés (donc français !), la police française a de son propre chef (en vertu des accords Oberg-Bousquet) effectue la Rafle du Vél d’Hiv (comprenant sans demande allemande préalable de nombreux enfants juifs français) de juillet 1942 et une bonne partie des rafles de zone libre, et Vichy pouvait demander une suspension des rafles comme elle l’a fait avec succès en septembre 1942 suite aux protestations de prélats catholiques (15′) ;
  • Un rappel des faits : recensement nazi des juifs de zone occupée en 1940, création du Commissariat général aux affaires juives en 1941, basculement du régime nazi dans une logique d’extermination à l’échelle européenne et rafles de juifs français en décembre 1941, ordre d’Himmler de juin 1942 d’aboutir à une « solution finale au problème juif » d’ici à un an, rafle du Vélodrome d’Hiver de juillet 1942 (13 000 juifs raflés dont 4 000 enfants majoritairement français), déportation (sans demande allemande préalable) de 10 000 juifs étrangers de zone libre en juillet 1942, signature d’une loi de dénaturalisation des juifs naturalisés depuis 1927 dans l’optique d’une nouvelle rafle en 1943 finalement annulée en raison du changement d’alliance de l’Italie fasciste (27′) ;
  • Un décryptage de « l’économie morale » des décideurs, des bureaucrates et des participants « ordinaires » aux déportations de juifs (37′) ;
  • Une discussion autour des procès de l’épuration des collaborateurs français au génocide nazi, avec une condamnation des « politiques », notamment Pétain, Laval, Darquier de Pellepoix et Vallat, mais un acquittement des commissaires, des criminels de bureau et des technocrates, notamment Bousquet (47′) ;
  • Une conclusion : l’État français n’a pas allégé, mais alourdi le bilan de l’extermination des juifs en France, par sa logique collaborationniste, souverainiste et antisémite xénophobe, pire que celle de l’Italie fasciste (1h06′).

Autres publications de l’invité

  • Xavier Vallat (1891-1972) : du nationalisme chrétien à l’antisémitisme d’État, Paris, Grasset, 2001
  • Vichy dans la « Solution finale » : histoire du Commissariat général aux questions juives (1941-1944), Paris, Grasset, 2006
  • L’Antisémitisme de bureau. Enquête au cœur de la Préfecture de police de Paris et du Commissariat général aux questions juives (1940-1944), Paris, Grasset, 2011
  • Dénoncer les Juifs sous l’Occupation : Paris, 1940-1944, Paris, CNRS, 2017

On pourra également lire à ce sujet:

  • Tal Bruttmann, Au bureau des affaires juives : L’administration française et l’application de la législation antisémite, 1940-1944, Paris, La Découverte, 2006
  • Vicky Caron, L’Asile incertain. La crise des réfugiés juifs en France (1933-1942), Paris, Tallandier, 2008
  • Laurent Joly et Tal Bruttmann, La France antijuive de 1936. L’agression de Léon Blum à la Chambre des députés, Paris, CNRS, 2016
  • Jacques Sémelin, La survie des juifs en France (1940-1944), Paris, CNRS Editions, 2018

 

#2

Aux racines historiques des Printemps arabes (2011-2019)

Par Armel Campagne

Un épisode enregistré en novembre 2019 qui va aux racines politiques, économiques et sociales des Printemps arabes, à partir de "Le peuple veut. Une exploration radicale du soulèvement arabe" (Actes Sud, 2013), de "Symptômes morbides. La rechute du soulèvement arabe" (Actes Sud, 2017) et de "Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?" (Monde Diplomatique, juin 2019) de Gilbert Achcar – en compagnie de l’auteur, professeur en études de développement à l’Université de Londres – SOAS. Voir plus

L’épisode comporte :

  • Une genèse coloniale et postcoloniale des États patrimoniaux du monde arabophone (3’) ;
  • Une discussion des causes et des conséquences de l’échec des modernisations de rattrapage industrielles des « socialismes arabes » des années 1960-70 (10’) ;
  • Une typologie des États patrimoniaux et néo-patrimoniaux et des processus de patrimonialisation (17’) ;
  • Une analyse des liens, à l’origine des soulèvements arabes, entre précarité, sous-développement capitaliste et régimes patrimoniaux et néo-patrimoniaux (25’) ;
  • Une histoire du tournant libéral (intifah) des années 1970-90 et de ses conséquences socio-économiques, conduisant au déclenchement en 2011 des premiers « Printemps arabes » (31’) ;
  • Une analyse des « Printemps arabes » comme un processus révolutionnaire de longue durée destiné à perdurer en l’absence de transformations radicales (38’)

Autres publications de l’invité

  • Les Arabes et la Shoah. La guerre israélo-arabe des récits, Arles, Actes Sud, 2007
  • Eichmann au Caire et autres essais, Arles, Actes Sud, 2012
  • Marxisme, orientalisme, cosmopolitisme, Arles, Actes Sud, 2015

 

#1

Teaser

Par Armel Campagne

Que penser des parallèles entre fascismes des années 1930 et extrêmes-droites contemporaines ? Comment expliquer l'irruption des Printemps arabes en 2011 ? Pourquoi les femmes occupent-elles une place subordonnée dans la division du travail moderne ? Comment rendre compte de l'apparition historique des inégalités de richesses ? En quoi l'émergence du capitalisme constitue-t-elle une rupture dans l'histoire humaine ? Pour répondre à ces questions et bien d’autres, dans Histoire radicale, chaque mois sur Spectre, nous irons avec nos invité-e-s aux racines historiques des enjeux contemporains : du fascisme et des extrêmes-droites, des inégalités et de l'Etat, du capitalisme et des crises écologiques, des révolutions et des mouvements révolutionnaires, des inégalités de genre et racistes, des empires et des violences de masse ou encore de l’économie marchande et du travail. Voir plus

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Crédits photo : Auteur inconnu, Barricade de quartier, Barcelone, 19 juillet 1936 (image libre de droits disponible ici, merci à Eric Coulaud et Myrtille des Giménologues).

Crédits musique : « Liluminati », une instrumentale de Nay.