Contresons

Par Contretemps

Contresons, un podcast indiscipliné, orchestré par la revue Contretemps. Tous les quinze jours, une de nos équipes propose une analyse critique, sous un angle historique, philosophique, géographique ou sociologique, mais toujours politique ! Contresons, c'est un podcast pour celles et ceux qui veulent mieux comprendre le monde contemporain et inventer ensemble celui qu'il nous faut construire, d'urgence. Réparons les transistors de la transition, montons le son : Contretemps prend l'antenne, c'est Contresons ! L'image qui illustre ce podcast a été réalisée à partir d'une photographie partagée en Creative Commons par Clara Espinoza, prise le 25 octobre 2019 lors d'une manifestation sur la Plaza Italia de Santiago (Chili). La musique du jingle est extraite de "Comme la lune" de Dopamoon.

Spectre – Contresons
#2

Un atlas critique de la Guyane ?

Par Clémence Léobal, Juliette Morel, Marie Chenet, Muriel Froment-Meurice, Gilles Martinet, Mari Oiry-Varacca ET Florian Opillard

Dans cet épisode préparé par l'équipe des géographes de Contresons, nous explorons avec Clémence Léobal, Juliette Morel, Matthieu Noucher et Florian Opillard les enjeux politiques de la cartographie, à partir de l'Atlas critique de la Guyane (2020). Nous montrons comment la cartographie critique transforme radicalement les manières de produire des cartes, mais aussi de les comprendre et de les utiliser. Les productions cartographiques habituelles, majoritaires, s'inscrivent dans des rapports de pouvoir qu'elles permettent d'instituer et de perpétuer. Subvertir la raison cartographique et décoloniser les cartes sont donc des enjeux cruciaux pour la géographie critique. Voir plus

Montage et préparation : Marie Chenet, Muriel Froment-Meurice, Gilles Martinet, Mari Oiry-Varacca, Florian Opillard.

#1

La Commune vivante

Par Fanny Gallot, Vanessa Caru, Ludivine Bantigny, Vincent B. ET Gilles Martinet

Pour ce premier épisode de Contresons consacré à l’histoire dans une perspective critique et émancipatrice, le sujet choisi est celui de la Commune de Paris. Expérience certes brève puisqu’elle a duré seulement 72 jours entre mars et mai 1871, elle est cependant incroyablement foisonnante tant elle réalise une œuvre sociale et politique majeure toujours évocatrice aujourd’hui. La Commune est décrite ici d’abord pour comprendre un processus révolutionnaire et comment il s’opère, ce d’autant plus que cette révolution est doublement populaire : d’abord par ses protagonistes, issu·es du prolétariat et du peuple de Paris, ensuite par la forme que revêt le pouvoir, une démocratie fondée sur des mandataires – dont le mandat est révocable – élu·es parmi des ouvrier·es, des employé·es, des artisan·es, des instituteur·rices… C’est donc une tout autre conception de la démocratie qui se met en place. Elle s’accompagne d’une restructuration majeure des rapports sociaux, avec une auto-organisation populaire par un travail émancipé du joug du capital. Les femmes y jouent un rôle crucial. Enfin, une œuvre scolaire basée sur l’émancipation et l’égalité, contre la reproduction des dominations, des aspirations à la créativité et à l’art partagé, s’y accomplissent également. Ce sont là autant d’espoirs, de pratiques et de projets dans lesquels on peut toujours puiser. Pour cet épisode, la discussion se mène avec Ludivine Bantigny qui a publié aux éditions La Découverte un ouvrage intitulé La Commune au présent. Une correspondance par-delà le temps. Un épisode préparé et réalisé par Fanny Gallot, Vanessa Caru, Ludivine Bantigny, Vincent B. et Gilles Martinet. Voir plus

Crédits
« La Commune n’est pas morte », paroles d’Eugène Pottier, interprétée par Francesca Solleville
« Against The Currents », par La Commune, https://lacommune.bandcamp.com
Le texte lu dans l’épisode est une déclaration du Conseil de la Commune du 19 avril 1871.